FEMME, incontournable dans tout processus de développement qui se veut crédible.

FEMME, incontournable dans tout processus de développement qui se veut crédible.

Voici une tautologie qui mérite d’être ressassée à longueur de journée ou même d’être inscrite en lettres d’or sur la voûte céleste, recouvrir entièrement la plate-bande du firmament avec une longévité à caractère éternel ; suspendue telle l’épée de Damoclès au-dessus de l’arche planétaire, livrée au regard du l’humanité, surtout des hommes imbus de considérations non seulement rétrogrades mais aussi dénuées de tout fondement rationnel.

La femme, mère de l’humanité. Vérité universelle fondée sur plusieurs valeurs intrinsèques, de celles ayant pour socle le naturel, l’inné à celles relatives aux nombreuses charges dont elle abat quotidiennement aux services de ses plus proches en particulier, et de la société en général.  Ce sont là deux aspects fondamentaux sur lesquels personne ne tergiverse à accepter. Point de doute à ce niveau, la Femme est réellement la mère de l’humanité, celle qui donne et entretient la vie.

L’épreuve des faits

Cependant, à l’épreuve des faits, la nature somme toute spéculatrice du genre humain ressurgit à travers des imperfections et des aberrations nourries et entretenues à l’endroit de la Femme. Au Niger, une conjugaison de facteurs sociologiques sert de trappe ou d’alibi pour plusieurs groupes pour sévir contre l’existence et la vie même de la Femme.  Aujourd’hui, la femme nigérienne reste celle qui pose beaucoup plus de préoccupations en termes de conditions de vie et d’existence. De plus, les nombreuses exigences en termes de prises en charge des enfants et même des jeunes retombent aussi sur elle car, l’environnement social en a fait celle sur qui agissent directement les conséquences d’une éventuelle disparition ou fugue de l’homme.

Relever de manière conséquente le niveau de vie de la femme nigérienne suppose au préalable un travail de fourmi qui nécessite une refondation de leurs éléments à la base. Il s’agit principalement du rehaussement de manière très significative du taux de scolarisation de la jeune fille et de son maintien à l’école. Pour les nombreuses jeunes filles qui vivent surtout en milieu rural, il faut identifier les précarités auxquelles elles font face et développer des programmes de formations pour les replacer dans un processus qui les implique dans la gestion de leur localité.

L’éducation de la jeune fille

Principalement, il s’agit de repenser l’éducation de la jeune fille pour lui épargner les affres des agissements mesquins, égoïstes et intempestifs de certains acteurs de la société qui n’ont aucune élévation d’esprit. Pour ce faire, l’école reste la voie la plus sûre pour protéger et promouvoir l’émancipation de la jeune fille, au-delà de la femme nigérienne. Celles qui  sont déjà dans la situation de victimes doivent bénéficier d’un encadrement bien pensé à travers des projets dignes de ce nom.

C’est le cas du projet « Les jeunes filles nigériennes avec les leaders s’engagent pour une participation pacifique et inclusive » dont les activités viennent de prendre fin dans les localités de Tchintabaraden, de Tillia et de Tassara. Mis en œuvre par l’UNICEF et exécuté par l’Organisation de Communication pour le Développement (ComDev), ce projet a permis de faire renaître l’espoir chez 270  qui ont bénéficié de renforcement de capacités à travers des cycles de formations sur les thématiques du Leadership Féminin, de la gestion des conflits, de la culture de la paix, de l’éducation citoyenne, du plaidoyer et des techniques de communication. Après les formations, les jeunes filles ont été constituées en groupements féminins et mises en réseau. Ces jeunes filles se déploient d’ores et déjà sur le terrain dans leurs localités autour de plusieurs activités qui les impliquent pleinement dans le processus de prise de décisions sur la gestion de leurs entités administratives.

Cet article a 1 commentaire

  1. Christian

    La femme le coeur de tout développement ,le début et la fin de toute vie merci ComDev de faire d’elles la crépuscule de notre émergence ici au niger

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